L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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juillet 20, 2015

Les villes du monde, (sécurité, destinations inconnues, Paris la France...et ses classements.

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.


Sommaire:

A) Top-5 des villes les plus sûres du monde - Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes

B) Top-5 des destinations que vous ne connaissiez pas - Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes

C) Des mégapoles mondiales en concurrence !

D) Paris, mauvaise élève des villes les plus sûres du monde - par The Economist via Le Point

E) Une seule ville au monde est plus chère que Paris - Par Delphine Liou et Julien Marion - BFM





A) Top-5 des villes les plus sûres du monde

Dans cinq villes du monde, les habitants peuvent se promener en toute sécurité, rentrer chez eux très tard dans la nuit ou même laisser n'importe où leur ordinateur portable sans surveillance. Ils savent également que "sécurité" n'est pas synonyme "d'ennui".


En règle générale, il est déconseillé de laisser sans surveillance son portefeuille ou son ordinateur portable sur la table dans un café, même brièvement, mais les habitants des villes les plus sûres du monde le feront sans hésiter. Pour bien des gens le sentiment de sécurité s'apparente à celui de se sentir chez soi. Pour comprendre le ressenti de ceux qui vivent dans des endroits absolument sûrs, nous avons choisi les habitants des villes les plus stables et protégées du monde d'après le classement établi par le service analytique de la revue Economist — The Economist Intelligence Unit (EIU). Le classement tient compte des facteurs comme la sécurité individuelle, la qualité de l'infrastructure et le niveau de santé, ainsi que la sécurité numérique et technologique.


Osaka
Avec Tokyo, considérée comme la ville la plus sûre du monde, Osaka est l'incarnation du sentiment de sérénité spirituelle propre au pays. "Le Japon est incroyablement sûr. Si sûr que les habitants sont habitués à laisser leurs affaires personnelles sans surveillance dans les cafés quand ils vont commander au bar. C'est impensable dans d'autres endroits", explique Daniel Lee, fondateur de la revue internet anglophone locale Kansai Scene, qui a déménagé au Japon du Royaume-Uni il y a 17 ans.

Osaka a la réputation d'une ville où tout est subordonné au commerce. Cela signifie que les gens doivent travailler et utiliser les transports en commun jusqu'à tard dans la nuit. "Même à l'heure la plus tardive les hommes d'affaires prennent le train et les quais sont aussi fréquentés que dans la journée. Pour une femme, il est parfaitement normal de voyager la nuit dans le métro, c'est absolument sûr", témoigne Yoshie Yamamoto, qui a déménagé ici de Kyoto il y a 25 ans.
 
Amsterdam
Avec moins d'un million d'habitants, Amsterdam est relativement petite par rapport aux autres villes classées par The Economist Intelligence Unit. Cela lui donne un certain avantage en ce qui concerne l'assurance de sécurité dans la ville. La décontraction ressentie à Amsterdam permet aux habitants et aux visiteurs de se sentir en paix et en tranquillité.
"Je me sens parfaitement en sécurité. Il est difficile de faire sortir quelqu'un de ses gonds ici", explique Toni Hinterstoisser, responsable de l'hôtel Andaz Amsterdam, qui a quitté New York il y a trois ans pour s'installer aux Pays-Bas. Cela concerne également les policiers locaux. Ils sont toujours à proximité, extrêmement polis, et toujours très concrets dans leurs exigences, note Toni Hinterstoisser.


Sydney
Bien que Sydney soit la plus grande ville d'Australie, sa culture orientée sur les bonnes relations avec ses voisins garantit aux habitants un sentiment de sécurité absolue. "Les membres de notre communauté prennent soin les uns des autres. Si quelqu'un nous semble suspect, on en informe les voisins et l'information concernant cet individu sera rapidement transmise de bouche à oreille à tout le voisinage", déclare Richard Graham, originaire de Sydney et propriétaire de la société touristique My Sydney Detour.

Les autorités municipales ont récemment adopté un plan d'investissement de 15 millions de dollars par an pour la reconstruction des voies pour piétons dans le but d'encourager les gens à marcher davantage. Victoria Moxey, de Buenos Aires, auteure du guide de Sydney pour les promenades pédestres Urban Walkabout, est convaincue que cette mesure contribuera à renforcer la sécurité de la vie urbaine.

"Les rues sont toujours fréquentées par les habitants assis avec des amis dans un café, qui se promènent avec leur chien ou simplement visitant la ville. Sydney est un lieu où plus on marche, mieux on ressent son appartenance à la communauté", affirme-t-elle.
 
Singapour
Cette cité-Etat d'Asie du Sud-Est aborde très sérieusement les questions d'ordre public. En résulte une sécurité absolue dans les rues de la ville.

Rinita Vanjre Ravi, originaire de Bangalore et fondatrice du site BonAppetour pour ceux qui souhaitent manger avec des habitants locaux, comprend ce que signifie une police qui ne manque pas de financement. "Les policiers de Singapour sont très bien payés, ce qui les aide à s'occuper correctement du bien-être des concitoyens", explique-t-elle.

"Vous pouvez laisser votre sac à main sur la table dans un restaurant et aller passer votre commande. Vous ne vous demanderez pas si vous le retrouverez bien où vous l'avez laissé. Les locaux savent que la probabilité d'être pris et sanctionné est très grande", déclare Rinita Vanjre Ravi.

La stabilité politique et l'intolérance envers les plaisanteries religieuses ou les thèmes raciaux rendent l'atmosphère dans la ville encore plus harmonieuse.

Stockholm
Le fait que la ville soit située au Nord a ses avantages incontestables, comme les journées d'été interminables. La lumière naturelle de Stockholm en été, couplée à l'excellent éclairage du centre-ville pendant les saisons plus sombres, offre un sentiment de sécurité dans les lieux publics.
 
"J'ai deux enfants en bas âge, la sécurité a donc beaucoup d'importance pour moi et Stockholm est un endroit merveilleux pour les enfants. Il y a des aires pour enfants dans les parcs loin des routes et de nombreux espaces verts en plein centre-ville", déclare Kate Ti, qui a déménagé ici de Londres et anime le blog "Mère british à Stockholm".

Même si la vie ne bout pas ici comme à Londres, Kate pense que le rythme plus calme de Stockholm peut parfois être une véritable bénédiction. La ville n'est pas très grande mais on y ressent la dynamique et le progrès, dit-elle. "les Suédois sont parmi les premiers à adopter les nouveautés en tout genre, notamment technologiques, et sont souvent eux-mêmes à l'origine des nouvelles tendances."

La chaîne de télévision roumaine TVR1 a diffusé un reportage décrivant la Suède comme un paradis pour les mendiants roms, rapportent les médias suédois.

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes



B) Top-5 des destinations que vous ne connaissiez pas
 
Rappelons-nous quelques destinations de vacances pour les amateurs exigeants d'exotisme.
 
Nous sommes tous habitués à la variété des destinations touristiques accessibles aux voyageurs de nos jours: du ski alpin en Autriche et en France aux plages de la côte de la Thaïlande en passant par le Vietnam, le Cambodge et la Méditerranée. Cependant, des méga-projets touristiques voient le jour régulièrement dans des pays plus surprenants. Peu de gens savent que "la station de ski la plus exotique au monde" a été ouverte en Corée du Nord au début de l'année dernière. Après une inauguration grandiose en présence de délégations étrangères, ces installations n'attirent pas de grands flux touristiques et se transforment en lieux de séminaires des représentants des élites nationales et de rares aventuriers aisés des pays développés. Rappelons-nous quelques destinations de vacances pour les amateurs exigeants d'exotisme.

"Avaza", Turkménistan
Coût du projet: 5 milliards de dollars
La zone de villégiature turkmène Avaza a fait beaucoup de bruit au moment de sa construction. L'un des épisodes les plus marquants fut la performance de Jennifer Lopez lors de l'inauguration du yacht-club local, où elle a chanté de manière très chaleureuse "Happy Birthday" au président de la République, Gurbanguly Berdimuhamedow, presque comme Monroe pour Kennedy en 1962.



Le projet a coûté près de 5 milliards de dollars. À titre de comparaison, aux Émirats arabes unis, cette somme aurait largement suffi pour construire un énorme hôtel et deux ou trois Burj Khalifa. Malgré ce budget colossal, Avaza n'est pas devenue la nouvelle Dubaï, malgré l'air chic des hôtels locaux qui reçoivent de temps en temps différents forums politiques et économiques. Le Turkménistan étant un État assez fermé et très peu médiatisé, les monuments locaux de l'héritage culturel et historique n'assurent pas de grand flux de touristes. Le segment touristique y est donc très faible.

Corinthia Hotel Khartoum. Soudan
Coût du projet: 80 millions d'euros
Au Soudan, il y sûrement des choses à voir. À commencer par les anciennes pyramides nubiennes à Méroé, où elles sont presque plus nombreuses qu'en Égypte. Mais les touristes sont absents de ce pays: une série de conflits intérieurs violents et les sanctions internationales ont joué leur rôle.

Malgré tout, un imposant hôtel cinq étoiles de la chaîne maltaise Corinthia se dresse au centre de Khartoum, la capitale soudanaise. Sa construction a commencé à la fin des années 1990 à l'initiative du leader libyen Mouammar Kadhafi, l'un des alliés indéfectibles du Soudan. La construction a coûté 80 millions d'euros et en 2008, l'hôtel a été officiellement ouvert. Le bâtiment, surnommé "l'œuf de Kadhafi", devait rappeler, d'après sa conception, une voile gonflée, le projet étant inspiré par le Burj al-Arab de Dubaï. Une chambre à l'hôtel coûte en moyenne autour de 300 dollars par nuit, donc si, par les caprices du sort, vous vous trouvez au Soudan, pensez bien à avoir une petite valise de cash car les cartes ne fonctionnent pas ici, et une succursale d'une banque occidentale ne peut être trouvée qu'en Égypte voisine. En ce moment, les principaux clients de l'hôtel sont les hommes d'affaires venant à Khartoum pour négocier.

Masikryong. Corée du Nord
Coût du projet: inconnu
La Corée du Nord semble prendre le secteur des loisirs très au sérieux: ces dernières années, le parc populaire d'attractions de Runga à Pyongyang a été réaménagé et doté du premier cinéma 4D du pays. En octobre 2014 a été ouvert un énorme parc aquatique à Munsu. Et maintenant, la Corée du Nord possède également une station de ski dont le projet a été probablement inspiré par les souvenirs du leader nord-coréen de ses années scolaires passées en Suisse.

La première station de ski nord-coréenne, Masikryong, ouverte l'année dernière, occupe un territoire de 1400 hectares, dispose de plus de 100 km de pistes, d'un hôtel de luxe et de plusieurs restaurants. C'est le seul projet de ce genre dans tout le pays, réalisé en un temps record — en seulement 10 mois.

Le leader de la Corée du Nord s'est rendu personnellement sur le site et a même pris la remontée mécanique qui est une vraie petite victoire pour les Nord-Coréens. Les producteurs européens ont refusé de soutenir le projet nord-coréen en le qualifiant de "propagande", et ce genre d'équipement n'est pas produit dans le pays. Cependant, la remontée est là — peut-être, les techniciens nord-coréens ont-ils développé leur propre projet, ou bien acheté toutes les technologies nécessaires à la Chine voisine.

Plusieurs campagnes de grande envergure ont été lancées pour attirer les touristes, nationaux comme étrangers, y compris les touristes russes qui se voient proposer par une agence de voyage nord-coréenne spéciale des offres forfaitaires de ski. La question du climat dans la région reste ouverte: Aram Pan, photographe du Singapour, a visité la station en octobre, mais n'as pas vu de neige.

Dahlak Island Resort. Érythrée
Coût du projet: 100 millions USD
L'Érythrée est un pays avec un des régimes les plus répressifs en Afrique. Le chef de l'État Issayas Afewerki qui reste au pouvoir depuis la séparation du pays de l'Ethiopie, a aboli les élections présidentielles en 2001 et a interdit la création des partis politiques et des médias indépendants. D'ailleurs, cela n'empêche pas du tout de lancer des campagnes touristiques de grande envergure dans le pays.


En 2007, sur un petit archipel désert des Dahlak dans la mer Rouge, a été commencée la construction d'un complexe hôtelier comprenant des villas et des bungalows de luxe. Le complexe est construit avec le soutien direct du Qatar. Selon les estimations préliminaires, son coût total s'élévera à près de 100 millions de dollars. Selon la conception des initiateurs de ce projet, l'archipel érythréen sera transformé en une destination touristique populaire qui dépassera même Charm el-Cheikh égyptien.

Korek Mountain Resort. Irak
Coût du projet: 95 millions USD
Une autre nouvelle destination touristique — le Kurdistan irakien. Là aussi, une station de ski a ouvert ses portes. Les Kurdes ont d'énormes attentes concernant ce nouveau projet qui a demandé plus de 95 millions de dollars d'investissements. La station est conçue pour stimuler le flux d'argent dans la région et ainsi augmenter son indépendance de Bagdad. Même la campagne publicitaire ici est basée sur les slogans du genre: "Le Kurdistan n'est pas l'Irak. Chez nous il n'y a pas de danger". L'image est un peu gâchée par les militants de l'EIIL qui contrôlent la moitié du territoire de l'Irak.


 
Le pays avait déjà des stations de ski avant. Une d'entre elles, par exemple, a été ouverte à l'initiative d'un enthousiaste basque qui a décidé de transformer le Kurdistan en de nouveaux Pyrénées. Cependant, le complexe sur le mont Korek est la première station de ski à part entière, avec des remontées mécaniques, 2 pistes (pour les novices et les plus avancés) et des cafés qui servent des kebabs. La campagne de marketing a coûté au gouvernement du Kurdistan 3 millions de dollars et ciblait principalement les États-Unis, l'Europe et la Turquie. Cependant, les Kurdes mettent leur principal espoir dans les touristes des pays arabes pour lesquels les montagnes irakiennes enneigées deviendront, peut-être, une excellente alternative des vacances en Oman ou en Jordanie

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes
 
 

D) Paris, mauvaise élève des villes les plus sûres du monde   

Selon le classement 2015 de "The Economist", la capitale française arrive à la 23e place, derrière Londres et New York. Tokyo se place en première position.

Si Paris est l'une des villes les plus touristiques au monde, elle est loin d'être l'une des plus sûres. La capitale française se retrouve en effet à la 23e place du classement 2015 des villes les plus sûres publié par The Economist.


Pour dresser sa liste, le magazine britannique s'est intéressé à plusieurs indicateurs, comme celui de la santé, qui mesure la façon dont les villes maintiennent un bon "environnement physique" et l'accès aux soins de la population, un critère lié aux infrastructures, et notamment à la résilience des bâtiments et des routes aux catastrophes, un autre concernant la sécurité des personnes, calculable avec le chiffre de la délinquance et, enfin, un indicateur de sécurité "digitale", qui touche entre autres à la cybercriminalité.


Deux villes européennes dans le top 10

L'Asie se place en tête du podium : Tokyo arrive en effet en tête, juste devant Singapour et Osaka. Si Paris se retrouve à la 23e place, deux villes européennes sont dans le top 10. La capitale suédoise Stockholm est, selon le classement, la quatrième ville la plus sûre du monde, tandis qu'Amsterdam aux Pays-Bas se classe cinquième. Plusieurs grandes villes nord-américaines sont aussi mieux classées que Paris : New York (10e), San Francisco (12e), Chicago (16e), et étonnamment Los Angeles (17e). La grande rivale européenne de Paris, Londres, est quant à elle à la 18e position.

Les villes riches d'Asie, d'Amérique du Nord et d'Europe dominent donc clairement la première partie du classement. Des villes des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) se retrouvent néanmoins en deuxième partie de classement. Rio de Janeiro se classe notamment 35e, et Moscou 43e.



Classement des dix premières villes les plus sûres du monde :

Tokyo
Singapour
Osaka
Stockholm
Amsterdam
Sydney
Zurich
Toronto
Melbourne
New York
 
 
 
 Indice de liberté économique la France 70ème
Hollandissimo !!

E) Une seule ville au monde est plus chère que Paris

Singapour domine le dernier classement annuel de The Economist Intelligence Unit qui compare le coût de la vie dans les grandes métropoles des 5 continents. L'île-Etat est suivie par Paris, Oslo, Zurich et Sydney.

C'est une polémique qui a eu lieu il y a maintenant un an. Janine Di Giovanni, la correspondante de Newsweek à Paris, s'attire les foudres des internautes (et de Pierre Moscovici, alors ministre de l'Economie) en écrivant un article sur le déclin de la France. Une affirmation de la journaliste, qui vit alors dans le VIe arrondissement de Paris, fait plus particulièrement réagir: le prix d'un demi-litre de lait coûterait un peu plus de 3 euros dans la capitale parisienne. Un prix exorbitant et évidemment erroné.

Mais, sans donner raison à la journaliste américaine, une étude de The Economist Intelligence Unit, publiée le 2 mars dernier, vient néanmoins rappeler que Paris reste l'une des villes où le coût de la vie est le plus élevé au monde. 

Selon son classement annuel, la capitale tricolore n'est ni plus ni moins que la deuxième ville la plus chère au monde. C'est d'ailleurs à Paris que l'on retrouve les prix les plus élevés pour le kilogramme de pain (8,83 dollars).

Les vêtements deux fois plus chers à Singapour qu'à New York...

Seul Singapour est, globalement, plus chère, et truste ainsi le haut du classement de The Economist Intelligence Unit depuis maintenant deux ans. Les prix des fruits et légumes y sont 11% plus élevés qu'a New York, ville qui sert de référence à l'étude. Et les vêtements deux fois plus chers!  En outre, une bouteille de vin y coûte en moyenne 13 dollars de plus qu'à Paris. 

Oslo monte sur la troisième place du podium, suivie par Zurich et Sydney. Un top 5 inchangé par rapport à l'an dernier. Le classement ne prend pas toutefois en compte la forte et récente hausse du franc suisse, précise The Economist intelligence Unit. En queue de palmarès, les deux villes où le coût de la vie est le moins élevé sont Bangalore en Inde, devant Karachi au Pakistan, puis Bombay (Inde) et Caracas (Venezuela).

Pour construire son classement, The Economist Intelligence Unit a comparé 400 prix représentant 160 biens de consommations et services. Ce qui inclut les produits de première nécessité (nourriture, boisson, habillement) mais également les loisirs où le coût des écoles privées. 

Par Delphine Liou et Julien Marion
 
 La France absente, rhôooo est-ce possible ??

 
 

juillet 19, 2015

"Réforme territoriale" encore un enfumage "Hollandien" qui fait tut tut !!

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.


Sommaire:

A) Le grand raté de la réforme territoriale - Par Michel Feltin-Palas - L' Express


B) Collectivités territoriales : qui est compétent pour faire quoi ? - Par Jean-Christophe Chanut - La Tribune

C) Dossier complet sur Université Liberté

D) Régionales : révélations sur un accord PS/PRG qui va coûter 114 millions d'euros - Par

 
 
 A) Le grand raté de la réforme territoriale 

Le Parlement a adopté définitivement jeudi la loi Notre, qui répartit les compétences entre régions, départements, intercommunalités et communes. C'est le dernier acte de la réforme territoriale. Et une occasion manquée.

Cette fois, c'est bien fini. Les trois étages de la fusée de la réforme territoriale ont été largués. 

La création des métropoles, la création de grandes régions et, depuis le 16 juillet, la répartition des compétences entre les différents échelons, dite loi "Notre". Hélas, la mission est très, très loin d'avoir atteint son objectif. 

Au départ, pourtant, l'intuition de François Hollande était juste. Il était temps, plus que temps, de voir la France modifier son organisation territoriale. Au couple communes-départements, créé sous la Révolution et parfaitement adapté à la France rurale du XIXè siècle, il fallait substituer le couple intercommunalités-régions. Les "interco" parce qu'elles correspondent au bassin de vie quotidien des Français d'aujourd'hui - nous parcourions 5 kilomètres par jour dans les années 1950; nous en sommes à 45 aujourd'hui ! Les régions parce qu'elles ont la taille adaptée pour mener les grandes politiques de développement : recherche, économie, transports, etc. 

A l'arrivée, la déception est immense. Les régions sont certes plus grandes et ont gagné une légère autonomie fiscale, mais elles n'ont pas obtenu les pouvoirs dont elles ont besoin : université, santé, emploi, politique industrielle... Les intercommunalités restent au milieu du gué. Leurs présidents ne seront toujours pas élus au suffrage universel direct ; leurs périmètres ne correspondront pas forcément aux bassins de vie réels des Français ; et les communes gardent un grand pouvoir de résistance. Surtout, les départements, dont Manuel Valls avait annoncé la disparition, sortent confortés du marathon parlementaire. Ils ont sauvé non seulement leur existence, mais l'essentiel de leurs compétences ! Quant aux métropoles, elles bénéficient d'une belle reconnaissance, mais de peu de moyens, à l'exception de Lyon et d'Aix-Marseille. 

Comment expliquer un tel raté ? Plusieurs raisons se sont conjuguées : 

Une réforme mal préparée. François Hollande n'avait rien dit ou presque sur le sujet pendant la campagne présidentielle. L'idée de ce big bang n'a vraiment surgi qu'au moment de la nomination de Manuel Valls à Matignon, et cela dans la plus grande improvisation, comme le montrent ces deux exemples. La "clause générale de compétences" - qui permet à tout élu de s'emparer de tous les sujets - avait été supprimée par Nicolas Sarkozy ? Elle a dans un premier temps été rétablie par le gouvernement, avant d'être finalement de nouveau supprimée... Quant aux départements, Hollande les jugeait "indispensables" en janvier 2014, avant d'annoncer leur suppression en avril, pour finalement les maintenir... Comprenne qui pourra.  

Une action dominée par le souci de la communication. En s'attaquant au fameux mille-feuille territorial, François Hollande et Manuel Valls ont surtout convaincre l'opinion et Bruxelles que la France était capable de mener à bien des réformes spectaculaires. D'où leurs annonces spectaculaires d'avril 2014 : division par deux du nombre de régions et suppressions des départements. Le problème est qu'ils n'avaient pas préparé ces mesures et qu'ils ont découvert les problèmes au fil des mois. D'où les multiples reculades et revirements auxquels on a assisté.  

Une contrainte de calendrier. Il existe une tradition selon laquelle on ne modifie pas les règles d'une élection un an avant le scrutin. Or, les régionales étaient prévues en mars 2015. On pouvait les repousser un peu, mais pas trop. Bref, il fallait que le nouveau périmètre des régions soit connu avant fin 2014. D'où la précipitation dans laquelle ont été définies les périmètres des nouvelles régions. Et l'approche grossière qui a été choisie : une simple juxtaposition des régions existantes. D'autres méthodes, plus sérieuses, étaient envisageables : des régions construites autour des métropoles, des régions identitaires, des régions agrégeant des bassins de vie connecté entre eux, etc. Toutes ont été balayées d'un revers de main, non pour des raisons de fond, mais faute de temps.  

Une erreur de stratégie. En commençant par le plus spectaculaire - les grandes régions - François Hollande s'est tiré une balle dans le pied. Car il a donné des arguments aux défenseurs des départements, qui ont eu beau jeu de plaider pour la nécessité d'un échelon intermédiaire entre les communes et ces immenses régions. Coupable amateurisme. 

Le revers des municipales. La perte d'un grand nombre de communes par la gauche en mars 2014 a conduit le gouvernement à renoncer à ses ambitions initiales concernant la métropole du Grand Paris. Initialement, celle-ci devait réduire les inégalités entre l'Est et l'Ouest et s'emparer de la compétence cruciale du logement (un problème majeur pour les Franciliens). Depuis que sa présidence est promise à la droite, elle a été vidée de sa substance. 

Le poids des lobbies. On allait voir ce qu'on allait voir : les compétences allaient être clarifiées. Seulement voilà : les élus des départements et les maires - largement représentés au Parlement par la grâce du cumul des mandats - se sont battus avec succès pour défendre leurs prérogatives. A l'arrivée, le mille-feuille reste tout aussi indigeste qu'auparavant. Un biais majeur d'un point de vue démocratique : aucun citoyen honnête ne sachant qui ne fait quoi, comment valider ou sanctionner les élus sortants au moment des élections ?  

Au final, le principal changement apporté par la réforme territoriale restera la création des grandes régions. Seul souci : les régions françaises étaient déjà - avant la réforme - les plus grandes d'Europe (après l'Espagne)! Et surtout, il n'existe aucun lien entre superficie et efficacité. La petite Alsace dispose ainsi d'un PIB/habitant bien plus élevé que la vaste région Centre.  

Sachant que l'on ne modifie l'organisation territoriale du pays que tous les 50 ans, c'est peu dire que la déception est immense. 

Par Michel Feltin-Palas
L' Express






B) Collectivités territoriales : qui est compétent pour faire quoi ?


Le projet de loi portant "nouvelle organisation territoriale de la République" (NOTRe) a été définitivement adopté par le Parlement. Il clarifie les compétences respectives des régions, des départements et du bloc communal. 
 
Enfin! Après un interminable parcours parlementaire, le projet de loi portant « Nouvelle organisation territoriale de la République » (NOTRe) a été définitivement adopté par le Sénat et l'Assemblée nationale jeudi 16 juillet. Et, pour une fois, sénateurs et députés, ont réussi à s'entendre sur le contenu du texte lors de la tenue d'une commission mixte paritaire. Et ce au prix de quelques concessions réciproques.

Toujours est-il que ce texte très important va permettre de connaître précisément « qui fait quoi » parmi les collectivités locales. De fait, la loi fixe les compétences respectives des régions, des départements et du bloc communal (communes et intercommunalité notamment). Revue de détail.

Les nouvelles compétences des collectivités locales

Compétences territoriales. Incontestablement, ce sont les régions qui se taillent la part du lion en matière de compétences. A l'avenir les 13 nouvelles super régions qui seront officiellement créées le 1er janvier 2016 seront responsables de toute la chaine de transports en dehors des agglomérations: gare routière, transport interurbain par car, transport scolaire, transport à la demande, ferroviaire (TER), etc. Les régions seront aussi compétentes en matière d'aménagement du territoire, d'économie et des aides aux entreprises. Cependant, de par la volonté du Sénat, lors de l'élaboration du schéma régional de développement économique d'innovation et d'internationalisation (SRDEII), les intercommunalités et les chambres consulaires devront être associées.

Elles restent également compétentes en ce qui concerne l'apprentissage. En revanche, contrairement à ce qu'elles souhaitaient, elles n'auront pas la haute main sur la politique de l'emploi - et notamment la gestion de Pôle emploi - qui reste de la compétence de l'Etat, même si des "expérimentations" pourront être menées avec des régions "volontaires". Sur ce point, le gouvernement n'a pas cédé. En effet, en matière de service public de l'emploi et d'enseignement supérieur, la commission mixte paritaire n'a pas retenu les propositions décentralisatrices votées par le Sénat qui voulait faire de la région le véritable pilier de la politique de l'emploi.

Etant entendu que ces compétences dévolues aux régions peuvent être déléguées à une autre collectivité si les régions le souhaitent.

S'agissant des départements, contrairement à ce qui était initialement prévu, leur survie est assurée. Ils gardent (dans certaines circonstances) la gestion des ports ainsi que celle du tourisme, des routes et des collèges. Bien entendu, leurs compétences sociales (gestion du RSA notamment) sont aussi préservées.

De nouveaux seuils pour l'intercommunalité

Grosse divergence entre députés et sénateurs dès le début de l'examen du projet de loi, le seuil de création d'une intercommunalité a finalement été fixé à 15.000 habitants, avec des dérogations notamment pour les zones de montagne, les îles et en fonction de la densité de population. Autre exception, les intercommunalités récemment constituées de 12.000 habitants au moins pourront être maintenues. Les sénateurs défendaient le maintien du seuil à 5.000 habitants quand le gouvernement voulait le porter à 20.000. Il y a donc eu un compromis.

En parallèle, les intercommunalités bénéficieront à compter de 2020 de nouvelles compétences telle la gestion de l'eau et l'assainissement. Par ailleurs, mais cela était acquis, les sénateurs ont obtenu la suppression du Haut conseil des territoires qui devait être créé, mais qui entrait en concurrence avec le Sénat. Les dispositions initiales sur le plan local d'urbanisme intercommunal ont aussi été supprimées, tout comme l'élection au suffrage universel des conseillers des intercommunalités. Des mesures dont les sénateurs ne voulaient absolument pas car les communes auraient alors été menacées et cela revenait à créer un nouvel échelon territorial.

Une fiscalité locale rénovée 

Pour exercer leurs nouvelles compétences, les régions seront dotées d'une fiscalité dynamique liée au développement économique. De fait, la moitié du produit de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) leur sera attribuée, au lieu du quart jusqu'ici, comme s'y était engagé le Gouvernement. C'était une importante demande de l'Association des régions de France (ARF).

Ce doublement de la part de la CVAE affectée aux régions sera effective en 2017, comme l'a rappelé le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert devant l'Instance de dialogue National des territoires. A cet égard, lors de cette même réunion, le secrétaire d'Etat a précisé que le Projet de loi de finances 2016 prévoirait une « rénovation » de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et une modification des règles régissant les dotations de péréquations entre collectivités.

La Métropole du Grand Paris en ordre de marche

Au 1er janvier 2016, grâce à la création de la Métropole du Grand Paris, de ses territoires en petite couronne et des Établissements publics de coopération intercommunales (EPCI) de plus de 200.000 habitants dans l'unité urbaine en grande couronne, il n'y aura plus aucune commune isolée, contre plus de 40 à l'heure actuelle.

Les communes les plus pauvres seront toutes intégrées dans des intercommunalités. Dès le 1er janvier 2016, la Métropole du grand Paris pourra élaborer son projet métropolitain, son plan de l'énergie et de l'environnement, et définir les sujets d'intérêt métropolitains qui dépassent les frontières administratives actuelles : aménagement de zones d'activité, répartition des immeubles de bureaux entre l'Est et l'Ouest, qualité de l'air...

Sa gouvernance sera resserrée avec 210 élus représentant la diversité géographique de la métropole. Elle sera officiellement compétente pour définir un schéma de cohérence territoriale (Scot) à partir du 1er janvier 2017 et pourra réaliser les opérations concrètes en matière de logement, au plus tard le 31 décembre 2017, et dès l'adoption du plan métropolitain du logement. Reste maintenant à « mettre en musique » toutes ces réformes au niveau local... Ce qui ne pas être évident.





C) Dossier complet sur Université Liberté 

Dossier Réforme Territoriale + alternatives (libérales, fédérale et de droite)

Sommaire ci dessous, pour lire cliquez le lien au-dessus:
A) Une réforme territoriale respectueuse des collectivités et génératrice d’économies - De 36 000 à 2 500 budgets communaux De 101 à 50 départements - Mai 2015 - Sous la direction du préfet André Viau (HC) - FONDATION CONCORDE

B) La réforme territoriale - Mis à jour le 27 avril 2015 - Projet porté par Bernard Cazeneuve, Marylise Lebranchu, André Vallini - gouvernement.fr

C) La réforme territoriale - Valérie Mazuir - Dossier des Échos
D) La réforme territoriale est indispensable + 2 ! - Vincent Benard  - Le site de l'auteur -  via contrepoints
 
E) Réforme territoriale : l’inutile deuxième volet - Anthony Escurat - Trop Libre - Le site de l'auteur

F) La réforme territoriale Hollande : dernier avatar du jacobinisme - Jean-Philippe Feldman - Contrepoints

G) Réforme territoriale : regard fédéraliste sur un projet jacobin - Ferghane Azihari - http://fazihari.eu/
H) Réforme territoriale - Voir ici les différents posts d'auteur(e)s sur Contrepoints

 



D) Régionales : révélations sur un accord PS/PRG qui va coûter 114 millions d'euros
 
Dominique Reynié révèle que le nouveau poste de «président délégué» au Conseil régional qui doublonne avec ceux de «président» et «vice-président» découle d'un accord entre le PS et le PRG et devrait coûter 114 millions d'euros au contribuable.

Au cœur d'un été caniculaire, le Parti socialiste vient de donner le jour à un nouveau poste pour la future Région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées: «Président délégué». On ne sait pas ce qu'est cette fonction mais on sait à quoi ça sert et on va voir ici combien cela va nous coûter.

La création de ce poste de président délégué découle en effet directement du tout récent accord électoral associant le PS au PRG pour les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Cher lecteur et citoyen, vous ne rêvez pas. C'est bien au terme d'obscures négociations parisiennes que le PS a dû céder au Parti radical une vice-présidence initialement promise à Damien Alary, lequel s'est donc trouvé écarté de la distribution des postes. Pour le consoler, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, tout le Gouvernement, jusqu'au Premier ministre, et le Chef de l'Etat n'ont pas hésité à créer un poste: «Président Délégué».

Le nouveau Conseil régional serait donc conduit par un(e) président(e), plusieurs vice-président(e)s et un(e) président(e) délégué(e)… Damien Alary a fait connaître publiquement sa satisfaction. Elle est d'autant plus convaincante qu'il a tenu à préciser que le poste de «président délégué» devait être supérieur à celui de vice-président… Le «président délégué» n'est rien d'autre qu'un président supplémentaire. Le gouvernement et les majorités socialistes régionales viennent donc de décider la fusion de deux régions pour laisser la place à un seul Conseil régional… dirigé par deux présidents !

Dans ces tractations électorales estivales, le Parti socialiste a foulé au pied tous les principes de la morale républicaine. La collusion entre l'Etat et l'intérêt d'un parti politique est à son comble ; on se distribue les postes sans attendre la décision des électeurs ; lorsqu'il n'y a pas assez de postes pour servir les comparses assis autour de la table, on en crée de nouveaux ; on passe la facture aux citoyens en charge d'acquitter «l'impôt républicain». Ce sont les mêmes gouvernants qui, il y a encore quelques jours, ont tenté de nous faire croire que la fusion des deux régions répondait à l'impératif de réduction des dépenses publiques.

Sachons le: avant même d'être effectif, ce lot de consolation nous coûte très cher. Il a mobilisé durant des semaines l'appareil d'Etat. On nous annonce maintenant qu'il mobilisera aussi le Parlement pour l'adoption d'une «loi Alary». Dans nos glorieux cimetières, Rousseau, Carré de Malberg et leur belle définition de «la Loi, expression de la volonté générale», virevoltent dans leur tombe! Pour noyer le poisson et cacher les vils motifs politicards, l'Etat et le Parti socialiste, qui eux ont bien fusionné, annoncent l'extension à toutes les régions ce poste de «président délégué», avec les obscurités et tous les coûts associés. On comprend donc que même les régions qui ne fusionnent pas se verront doter d'un nouveau poste de président! Heureux habitants de PACA, Centre, Ile-de-France, Bretagne et d'Outre-mer, sachez qu'un nouveau poste est à pourvoir !

Combien cela va nous coûter? Si l'on prend comme base de calcul la présidence actuelle de Midi-Pyrénées, celle de Martin Malvy, malgré l'absence de transparence sur l'organisation du cabinet, on compte au moins 32 membres salariés. Sur la base du salaire médian de la fonction publique territoriale, autour de 2900€ bruts chargés, en intégrant l'indemnité du président, 66 145,56 € bruts annuel, on obtient un total situé autour de 1,2 million d'euros par an. Multiplié par le nombre futur de régions (16) et par la durée du mandat (6 ans), on atteint donc 114 millions d'euros.

Tout ça pour permettre un accord électoral entre le PS et le PRG dans la région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, et alors que notre dette publique atteindra 100% du PIB avant les élections régionales ; que les collectivités locales sont privées par cette même majorité d'une partie importante de leurs ressources, avec ordre de faire plus et mieux ; que les petites et moyennes entreprises sont en difficultés ; que bon nombre de nos familles sont en souffrance. Dans ma région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, le chômage atteint 12,5% de la population active ; on y trouve 4 des 10 départements les plus pauvres de la France métropolitaine. Au milieu de ce désastre, ces arrangements entre amis soulèvent le coeur. Pour ma part, je m'engage d'ores et déjà à refuser d'attribuer le poste de «président délégué». J'installerai à la place, sur mon bureau, un pot de fleurs en tissu acheté sur mes deniers personnels, un pot aux roses bien sûr.

Les 6 et 13 décembre prochain les citoyens de notre grand pays devront les sanctionner durement.

Par est candidat de la droite et du centre en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées. Depuis octobre 20082, il est directeur général de la Fondation pour l'innovation politique. Il est notamment l'auteur de Populisme: la pente fatale (Plon 2011) , Les nouveaux populismes (Fayard 2013).